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Le 05/10/2008

Aujourd'hui il existe 5 différents technologies de surfaçage des verres de lunettes :

 - La technologie Standard ==> Voir détail
 - Le Cut To Hard Polish (C2HP) ==> Voir détail
 - La technologie Freeform (FF) ==> Voir détail
 - Le Cut To Soft Polish (C2SP) ==> Voir détail
 - Le Cut & Coat ==> Voir détail

La plupart de ces technologies ont des noms Anglais sans équivalents en français. Certaines opérations sont communes à toutes ces technologies comme la plastification et le glantage mais il est intéressant de décrire l'ensemble des opérations de tous ces process. Bien entendu, les principes d'usinage et des machines présentés ici peuvent changer suivant le fabricant de machines et les choix techniques faits par les laboratoires.

De nombreux fabricants de machines proposent toutes les machines d'usinage, les outils, les produits et consommables nécessaires à la mise en oeuvre de ces technologies cependant, pour pouvoir obtenir de bons résultats dans tous les cas et optimiser les temps d'usinage, chaque laboratoire de surfaçage doit mettre au point ses propres process, trouver les bons paramètres d'usinage (temps, pression, température, vitesse de coupe,...), choisir les consommables les mieux adapté (il existe de nombreux pads à doucir, outils et produits de polissage différents) et certains vont jusqu'à modifier des éléments des machines.

Technologie STANDARD
Ce process d'usinage est utilisé depuis des décennies et reste largement utilisé dans de nombreux laboratoires de surfaçage dans le monde. Il permet de réaliser tous les types de verres (unifocaux, multifocaux ou progressifs) à l'exception des verres progressifs face concave (BSP = Back Surface Progressive). Il ne permet donc pas de personnaliser le "design" du verre.
Si cette technologie permet d'usiner les différentes matières organiques, minérales et polycarbonates, les outils et paramètres d'usinages doivent être adaptés.

Technologie Cut To Hard Polish (C2HP)
On utilise aussi parfois le terme de Hard Cut To Polish (HC2P). Cette technique dérivée du process standard a pour but de supprimer l'opération de doucissage par rodage, qui n'est pas toujours simple à maîtriser. Le principe est d'intégrer le doucissage à l'opération d'ébauchage dans la même machine.
Cette technologie a toutefois quelques limites, on ne peut généralement l'utiliser que pour des courbures inférieures à environ 10.00 dioptries, un cylindre 4.00 maximum et à ma connaissance, elle ne fonctionne pas pour les verres minéraux.

Technologie Freeform
C'est la dernière technologie développée ces 7 dernières années pour le surfaçage des verres ophtalmiques. Du fait de l'utilisation d'outil de surfaçage "durs" en aluminium, les technologies précédentes ne permettaient d'usiner que des surfaces toriques avec une précision généralement limitée à 1/16ème de dioptries (0.0625 dioptries) car chaque outil ne permettait d'usiner qu'un couple de courbure, et augmenter la précision reviendrait à augmenter considérablement le nombre d'outils. Le but de cette nouvelle technologie, est d'être capable d'usiner une surface optique plus complexe comme la combinaison d'une surface progressive avec une surface torique, ou tout autre surface complexe (d'où le nom de Freefom).

Technologie Cut To Soft Polish
Il s'agit ici d'utiliser l'usinage Freeform pour produire des verres standards (FSP). On part donc de semi-finis progressifs que l'on usine simplement torique en face arrière. L'intérêt de cette technologie est qu'il n'est alors pas besoin d'acquérir les 10 000 outils nécessaire à l'usinage standard et l'usinage peut être entièrement automatisé, ce qui peut être intéressant pour un petit laboratoire puisque une ébaucheuse et une polisseuse suffisent. Il n'y a pas dans ce cas d'opération de gravage ; le semi-fini étant déjà gravé face frontale.

Technologie Cut & Coat
Cette technologie a pour but de supprimer totalement le polissage. Le principe consiste à usiner le verre avec une phase de tournage comme pour le Cut To Soft Polish ou le Freeform, pour obtenir une surface avec une granulosité très faible. On utilise ensuite le traitement durci pour rendre la surface parfaitement transparente en couvrant toutes les aspérités d'usinage.
Le principe a tout de même des limites, la qualité de surface n'est pas aussi bonne que celle obtenue par un polissage et ne conviendrait pas au marché Français.






 

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